© 2019 by Xavier Audibert

Rechercher

Dernière ruades d'une Grande Roue

Mis à jour : 24 nov 2019

La Grande Roue de la place de la Concorde a disparu, dans un dernier soleil couchant. Le ballet des nacelles est interrompu, rappelons-nous avec quelques images d'avant. 


Une Grande Roue qui se prenait pour un monument:

Le soleil se promène sur les monuments, Se plaît souvent à s'y attarder un moment, Bientôt il disparaît en de noires pensées, Inquiet de ceux que pour toujours il a laissés. 

Elle projetait son lent mouvement en reflets blancs sur les bassins des Tuileries:

Elle en a vu des amours qui naissent,

Entendu des murmures et des soupirs, Quelques fois des paroles qui blessent, Le plus souvent, la montée des désirs.




















Au petit matin, les rayons du soleil brillaient sur les nacelles et réchauffaient la Seine:

Depuis ce jour, la grande roue a disparu, L'aube limpide ne la découvre plus. Elle apparaissait alors telle un phare, A présent la Seine coule sous un ciel sans fard.



Défier les nuages dans une nacelle,
















La Roue donnait en air de fête au soirées improvisées le long des quais. Devenait un repère aux imbibés après leur plongeon dans la Seine:

Les soirées d'été portent haut leur couronne, Un parement tel que le regard s'étonne, Quand parfois, surpris, il se lève de son verre, Et tangue d'ivresse bien qu'il erre sur terre.


















Certains monuments sont éternels, d'autres, éphémères, passent en traits de lumière:

Dominant le parc déserté des Tuileries, La roue s'emparait aussitôt de la nuit. Les lumières de la ville lui répondaient, En un ballet de couleurs tout au long des quais.

21 vues
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now